Histoire de Bonifacio

Citadelle de Bonifacio

Citadelle de Bonifacio

Une civilisation pré-néolithique (6350 av.J.-C.) est attestée sur le plateau calcaire par la découverte d’une sépulture «la Dame de Bonifacio».
La présence romaine est confirmée dès 300 avant notre ère et de nombreux vestiges persistent encore de nos jours tels que des épaves sous-marines, une villa, plusieurs ports, une carrière de granit et bien d’autres objets (pièces, amphores, bijoux, etc.).
830 : la fondation de Bonifacio est attribuée à un seigneur pisan, le comte Boniface. C’est au départ un simple «castel» fortifié, destiné à défendre le détroit et lé sud de la Corse des envahisseurs.
1092 : le Pape Urbain II confie la gestion de l’île à la République de Pisé. La Corse bénéficie pendant près de deux siècles des effets salutaires de la « Pax Pisana ».
1195 : La République de Gênes se rend maître de la ville, puis de la Corse en 1284 après la défaite des Pisans à la bataille de la Méloria (6 août 1284, au large de Livourne). La construction des fortifications s’engage et plus d’une fois, Bonifacio résistera aux expéditions militaires engagées par le Royaume d’Aragon, la France, l’Empire Ottoman et même l’Angleterre.
1420 : siège de Bonifacio par Alphonse V, Roi d’Aragon et Vîncetello d’Istria,  seigneur insulaire qui se fait proclamer comte de la Corse.
1533 : siège de Bonifacio. Expédition militaire conduite par le Maréchal des Thermes aidée de la flotte ottomane conduite par le corsaire Dragut et un officier corse mercenaire du Roi de France, Sampiero Corso. Capitulation de la ville et restitution de la place à la République de Gênes en 1559 par le traité Cateau-Cambrésis.
1541 : passage de Charles Quint de retour d’une expédition à Alger.
1768 : signature du Traité de Versailles. La Corse devient française. La communauté bonîfacienne demande, mais sans y parvenir, le maintient des privilèges accordés par Gênes. Pendant cette période et jusqu’en 1940, le Génie militaire français effectue un nombre impressionnant de projets d’amélioration de l’enceinte génoise existante.
1855 : le 15 février, naufrage de la frégate La Sémillante. Il n’y eut aucun survivant parmi les 301 marins d’équipage et les 392 soldats envoyés en renfort aux troupes françaises qui combattaient en Crimée. Deux cimetières furent créés sur l’île Lavezzu.